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Journal

Jean-Bernard Condat se manifeste

Visiblement le Manifeste pour la création d’une organisation hacker en France ne plait pas à tout le monde. Jean-Bernard Condat vient récemment de réagir assez violemment contre le texte.

Commentaires fermés

Suite au déluge de spam que je reçois d'un botnet en ce moment (un commentaire par intervalle de 2 secondes à 1 minutes 30, même avec prévisualisation forcée et modération à priori), je ferme tempo

Surveillance des lettres d'informations du MoDem : volonté politique de contrôle ou méconnaissance de l'outil ?

Adhérent du MoDem, je suis abonné aux lettres d'informations internes. Le service communication est passé de quelques envois papier à des couriels réguliers.

Intrigué au départ par un défaut d'affichage du contenu des lettres, j'ai été fortement choqué par la découverte d'un suivi comportemental dans les envois aux adhérents. Il me semble normal que les autres adhérents puissent avoir connaissance des faits.

De retour...

Le site et son contenu sont de retour.
Suite au crash assez vieux de la base de donnée MySQL (bien sur non sauvegardée), j'en ai profité pour migrer le site sur PostgreSQL.
Je n'ai par contre pas restauré les commentaires.

L'univers de bad loop

Pour la suite des billets concernant la musique libre, j'ai choisi de vous parler de bad loop. bad loop est un artiste de musique électro, ambient, space ambient, qui produit des mélodies lumineuses, aériennes, planantes comme You blue eyes, Nio, ou Eri Valeire (voir liens en fin d'article)

Soutenez la Quadrature du Net et recevez des décimales de Pi

La Quadrature du Net lance un appel pour soutenir son action. L'achat symbolique de décimales de Pi permettra au collectif de continuer son action. Si les libertés numériques comptent pour vous, n'hésitez pas et courrez obtenir vos décimales de Pi.

Petit retour sur les RMLL 2009

Chtinux était présent aux RMLL de Nantes. Cela a été l’occasion de présenter le projet Chtilibre et de redécouvrir une manifestation qui s’étoffe et s’ouvre édition après édition malgrès quelques désagrément cette année. Petit retour sur la manifestation.

Après un rapide montage du stand le mardi matin, il était déjà temps de répondre aux questions des visiteurs.

Quelques précisions sur les articles de mardi dernier et sur HADOPI

La rédaction d’un article de journal n’est jamais chose aisée. Entre les contraintes de temps et celle de la taille du texte, les recherches documentaires, le choix des sujets que le périodique traite, la genèse d’une nouvelle subit de nombreux aléas.
J’ai exprimé aux journaliste de la Voix du Nord le point de vue de mon association, Chtinux, et le mien. J’ai aussi discuté de mon engagement face aux problèmes que posent ce texte.

Le mot « infographie » est une marque déposée

À l'occasion d'un dépôt de marque touchant au domaine de l'infographie, j'ai rajouté ce terme dans les classes du dépôt que j'effectuais.
J'ai eu la joie d'apprendre par l'INPI que mon dépôt n'était pas pas valide car le mot « infographie » était un terme déposé et ne pouvait donc être utilisé comme catégorie d'enregistrement.

COM’TEST ou l’intérêt d’un dépistage communautaire rapide du VIH

AIDES et l’ANRS réalisent depuis la mi-mars une étude sur la faisabilité, l’acceptabilité, l’impact d’un test de dépistage VIH rapide par des associations et sans personnel médical. Cette étude cible plus particulièrement les population d’hommes ayant eu des relations sexuelles avec les hommes. Ce choix des organisations s’explique en partie par la plus grande quantité de données concernant ce groupe, et aussi par une forte demande existante de la part d’une population parfois stigmatisée dans les dépistages classiques. La présence à AIDES dure deux heures où la majeure partie est consacré au suivi de la personne dépistée avant et après le résultat et à la réponse aux deux questionnaires (un avant le test puis un autre après).

J’ai participé au dernier test de l’équipe de AIDES Lille avec des volontaires extérieurs avant le lancement de cette initiative. J’ai donc été dépisté et ai répondu aux questionnaires.

Une chose qui frappe, tout d’abord est l’accueil à AIDES. Par rapport à un autre dépistage, l’accueil est un peu plus décontracté et il semble y avoir un peu plus de chaleur. Tout de suite cela stresse moins, même je suis d’un naturel stressé et que la démarche est par nature stressante.
Les informations sur l’étude, le dépistage, le test rapide et sa fiabilité ont été assez complètes dans l’ensemble, un seul point resté en suspens a été clarifié par l’intervenant.
Le fait d’être en présence d’un permanent d’une association m’a poussé à aborder très librement mes pratiques avec la personne qui a suivi mon dépistage. Cet échange libre de tout jugement a été l’occasion pour moi d’apprendre plus sur d’autres risques de transmission du VIH et d’autres IST/MST. D’autres personnes peuvent à l’inverse se sentir plus à l’aise avec un membre du corps médical pour aborder ce genre de question.
Les deux questionnaires sont assez long et pour moi durent un peu plus longtemps que prévu. Toutes les questions obligent à faire un véritable choix : jamais de «peut-être», «de façon moyenne». Ce choix tranché, un peu frustrant au début, pousse à l’introspection et à traiter en profondeur des questions que l’on ne serait peut-être jamais posé. Il aborde à la fois les pratiques passées, l’évolution de la stratégie de prévention contre le VIH, l’évaluation de la prise en charge du dépistage par l’association.
Le test est très très rapide (comme son nom l’indique). La première étape est de se laver les mains à l’eau bien chaude, ce à la fois pour des raison évidente d’hygiène lors du test mais aussi pour aide à fluidifier le sang du dépisté. L’intervenant l’a fait aussi bien qu’il ai par la suite utilisé des gants chirurgicaux à usage unique. Après avoir déballé le kit de dépistage sous enveloppe stérilisé, l’intervenant explique le déroulement du test. À l’aide d’un dé qui cache une aiguille rétractable à usage unique (comme pour les diabétiques), l’intervenant ou la personne dépisté pique un doigt. Il vaut mieux choisir un doigt peu ou pas utilisé car la trace de piqure peut géner pendant quelques jours. Dans mon cas, le choix était plutôt difficile car je tape au clavier avec pratiquement tous mes doigts. Sur le doigt piqué, il prélève plusieurs gouttes de sang jusqu’à remplir une micro-pipette à usage unique et vient déposer dans ce qui ressemble à un test de grossesse un peu aplati le sang auquel il ajoute un produit. La personne est ensuite libre de faire ce qu’elle veut pendant 30 minutes. Mon intervenant m’a paru un peu stressé et un peu hésitant, mais il faut dire que c’était la dernière répétition avant le début de l’étude et la première fois que des personnes extérieures à AIDESétaient dépistés par l’équipe.
L’attente relativement courte m’a poussé à rester dans les bâtiments à discuter un peu avec les autres personnes présente dans la salle d’accueil de l’association puis à avancer un peu sur des travaux en cours. D’autres sont partis fumer ou se balader un peu dehors. Cette courte attente est pour moi un point extrêmement positif pour les personnes dépistées : Elle empêche les personnes de ruminer des mauvaises pensées et de stresser pendant la longue période d’attente des résultats des tests classiques. Les discussions avec d’autres dépistés contribue pour moi à désacraliser les résultats et donc à déstresser un peu (enfin dans mon cas).
L’annonce des résultats par l’intervenant a été suivie d’une discussion sur le test, l’étude et l’attente. Cela a été l’occasion de faire un point sur ma stratégie de protection et les choses que je pouvais améliorer dans différents domaines. Je suis reparti avec de la documentation sur des MST/IST que je ne connaissais pas ou peu. Le test était négatif et je pense qu’il est intéressant de s’attarder sur ce résultat.
Que ce soit pour le VIH, les hépatites, ou autres MST/IST ou mêmes
maladies classiques, il me semble difficile de se définir comme
séronégatif. Deux raisons à cela :

  • La possibilité d’être porteur sain ou en incubation de la maladie avec une charge indétectable de l’agent pathogène.
  • Les multiples portes d’entrée pour une maladie, autres que les muqueuses génitales. Contact avec les autres muqueuses, injections, lésion sont autant de risques d’infections pars des MST/IST. Pour l’une des hépatites, embrasser peut même constituer un risque. Cela est aussi rarement le cas pour la transmission du VIH avec des personnes qui ont la bouche en mauvais état (présence de lésions et de saignement) et vraiment peu de chance.

À mon avis, le dépistage associatif devrait être bénéfique dans la lutte contre le VIH. Le dépistage associatif pousse à la responsabilisation. L’introspection et les échanges qu’il suscite permettent de faire évoluer son comportement afin de minimiser les risques. L’absence de jugement permet ce dialogue et cette confiance. Quelque soit le nombre et la nature des prises de risques, je pense que les conseils et l’autodiagnostic des risques vont avoir un impact positif sur l’évolution de la stratégie de la plupart des gens. Ce dépistage est un moment de partage de connaissances et d’expérience dont les apports ne peuvent être que bénéfiques.
On oppose souvent le dépistage en CDAG et le dépistage communautaire mais cela n’a pas de raison pour moi dans le sens où les deux me semblent complémentaires. Là où le dépistage classique va favoriser un suivi médical plus poussé, le dépistage associatif va favoriser un suivi des protections et stratégies associées à des pratiques. Le premier dépistage est plus complet (2 tests et tests de dépistages pour les hépatites possibles) alors que le second joue sur la rapidité. Les horaires sont eux aussi complémentaires (CDAG en journée et AIDES le soir).
Cette expérience très positive me laisser espérer que ce dispositif de test rapide et communautaire puisse être autorisé en dehors d’une étude et donc de fait étendu à toute la population. Cela m’a aussi rendu assez curieux des tests rapides individuels que certains pays vendent en pharmacie et l’impact qu’il pouvaient avoir.', 'AIDES et l’ANRS réalisent depuis la mi-mars une étude sur la faisabilité, l’acceptabilité, l’impact d’un test de dépistage VIH rapide par des associations et sans personnel médical. Cette étude cible plus particulièrement les population d’hommes ayant eu des relations sexuelles avec les hommes. Ce choix des organisations s’explique en partie par la plus grande quantité de données concernant ce groupe, et aussi par une forte demande existante de la part d’une population parfois stigmatisée dans les dépistages classiques. La présence à AIDES dure deux heures où la majeure partie est consacré au suivi de la personne dépistée avant et après le résultat et à la réponse aux deux questionnaires (un avant le test puis un autre après).
J’ai participé au dernier test de l’équipe de AIDES Lille avec des volontaires extérieurs avant le lancement de cette initiative. J’ai donc été dépisté et ai répondu aux questionnaires.